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Les piliers de la réussite

Des livres pour vous faire grandir et réussir votre vie professionnelle et personnelle. Des secrets pour développer votre potentiel !

HABITUDE 2 : SACHEZ DES LE DEPART OU VOUS VOULEZ ALLER

Conseil : cet article fait partie d'une série. C'est le troisième article et il fait suite à : 

Habitude 1 : Etre proactif

DROLE DE CEREMONIE

Prenez un moment à vous, c’est-à-dire mettez-vous au calme et faites cet exercice si vous le voulez bien.

Imaginez que vous êtes devant une église, l’église de votre ville par exemple.

Les 7 habitudes
Image par Lars_Nissen de Pixabay

Vous entrez dans cette église et il y a une cérémonie en cours, ou plutôt une messe d’enterrement.

Vous distinguez un cercueil et le cadre photo du défunt.

Vous approchez et stupeur, c’est votre visage.

Alors vous réalisez que dans l’assistance, il y a votre famille, vos amis, des connaissances, des collègues de travail.

Vous les voyez mais eux ne vous voient pas car… vous êtes mort.

Alors, vous décidez de suivre la cérémonie et arrive le moment des interventions.

Successivement, un membre de votre famille, un ami, un collègue de travail, un membre de l’association à laquelle vous participiez, prennent la parole et décrive l’homme que vous étiez.

Vous réalisez que c’est l’héritage que vous allez laisser dans la tête de ces personnes.

Alors quel héritage voulez-vous laisser ? De quoi voulez-vous que les personnes se rappellent lorsqu’elles pensent à vous. Si vous deviez écrire votre épitaphe, quels sont les adjectifs, les mots forts qui ponctuent la phrase :

« Ci-gît un homme bienveillant qui a voué sa vie à l’apprentissage des autres. »

Faites l’exercice. Pensez à ce que vous voudriez atteindre.

ARCHITECTE DE SA VIE

Si vous avez correctement réalisé l’exercice précédent, vous vous rendrez peut-être compte qu’il y a peut-être un décalage avec la vie actuelle.

Donc le moment de corriger la route pour atteindre la conclusion rêvée.

Cela revient à partir de la fin et à réaliser un rétro planning.

L’habitude 2 apprend à devenir l’architecte de sa vie.

Habitude 2
Image par Angelo Esslinger de Pixabay

Et l’image de l’architecte est parfaite.

Lorsque vous voulez faire construire une maison, vous allez définir vos besoins : combien de chambres, la taille du séjour, le style…

Vous allez mettre tout ça sur un plan et pendant la construction, vous allez vérifier la conformité à ce plan pour réceptionner le jour J, le château de vos rêves.

Pour votre vie, faites la même chose.

A quoi voulez-vous arriver ? refaites l’exercice de l’enterrement (si je peux m’exprimer ainsi).

Si vous ne faites pas, au mieux vous allez mener une vie sans but et au pire, d’autres vous feront faire ce qu’ils veulent.

Et si cette approche semble trop figée, soyez rassuré car elle peut être modulée.

Toujours dans l’exemple de la maison à construire, si à un moment donné, vous souhaitez ajouter une fenêtre pour avoir plus de clarté dans une pièce, alors c’est possible, surtout si les murs ne sont pas finis.

Dans la vie aussi, il est possible de faire des ajustements par rapport à son but.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il faut procéder en deux temps :

- Imaginer, visualiser les actions à faire pour atteindre le but

- Réaliser ces actions

C’est ainsi que les champions réussissent. Ils modélisent à l’avance leurs exploits pour les répéter dans la réalité.

Comme le dit Stephen Covey, « toute chose nait deux fois », d’abord une création spirituelle, mentale et ensuite une création physique.

SE FIXER UN BUT

Se fixer un but permet de savoir si on avance sur le bon chemin.

Pour réussir sa vie, il faut donc se fixer un but.

Mais cela se décline aussi à des échelle plus fines comme la réalisation d’un projet au travail, la participation à un marathon, ou la volonté de perdre du poids.

FINISHER

Prenons le cas du marathon de Paris qui se déroule début avril.

Pour y participer, il faut s’inscrire en septembre de l’année précédente. Ce qui laisse le temps pour s’entraîner même pour un débutant.

Le but est donc de passer vivant la ligne d’arrivée début avril après avoir couru 42,195 km.

Succès
Image par skeeze de Pixabay

Une fois inscrit et avoir déboursé une certaine somme, il est impossible de reculer. De toute façon, en course à pied, on va de l’avant et non en marche arrière !

Pour être prêt le jour J, il suffit d’écrire un rétro-planning. 3 mois avant, on suivra un plan d’entraînement spécifique alternant sorties longues, séances de fractionné, séances au seuil, renforcement musculaire réparties sur 3 à 5 sorties par semaine.

Avant cette période de 3 mois, on se constitue progressivement une masse musculaire qui permet de courir un semi-marathon sans difficulté. En démarrant en septembre, c’est largement possible en y allant progressivement et régulièrement. Car comme je le répète suffisamment de fois sur mon site de course à pied Objectif-Running.Com, le plus dur en course à pied n’est pas de courir, mais de ne pas se blesser.

A partir de septembre, surtout si on débute, on va investir dans le matériel nécessaire : les chaussures, les vêtements et les accessoires.

On ira à la pêche aux conseils auprès de coureurs, de sites internet comme le mien : Objectif-Running.Com, dans des livres running…

Pendant cette période d’entrainement, je vous assure que l’on vit plein de sensations.

La joie de voir les progrès, les changements sur le corps et aussi les doutes, les imprévus à gérer (blessures, problème d’agenda surbooké…).

Mais une fois passé la ligne d’arrivée, vous devenez Finisher et vous entrez dans le club des marathoniens. La médaille qu’on vous glisse autour du cou en est la preuve. Et là aussi, je vous assure que vous n’êtes plus la même personne. D’un seul coup, vous êtes fier de vous-même, vous vous sentez grandi. Et pourtant vous n’êtes pas le premier marathonien, ni le dernier. Il y en a même des centaines de milliers de par le monde. Mais courir un marathon reste un exploit qui n’est pas à la portée du Monsieur ordinaire de la rue. Il faut une sacrée dose d’entraînement.

A titre personnel, c’est ainsi que je suis passé du semi-marathon au marathon. Et ensuite à l’ultra-marathon. Pour l’instant, j’ai déjà couru un 100 km, mais j’envisage un 100 miles (160 km) pour repousser à chaque fois mes propres limites.

Et si j’y suis arrivé à chaque fois, c’est parce que j’ai suivi le principe de l’habitude 2.

HABITUDE 1 + HABITUDE 2 = REUSSITE
Succès
Image par Claire05 de Pixabay

Si je prends le domaine professionnel, c’est pareil.

Et plus le domaine est sujet aux imprévus, à la complexité des facteurs humains et à diverses contraintes, plus c’est vrai.

Prenons le domaine de la Santé Sécurité au Travail.

C’est un domaine que l’on peut qualifier d’évanescent. Pour preuve, j’ai entendu un jour le Directeur industriel d’un grand groupe se mettre en colère au cours d’une réunion sécurité de groupe et décrétait soudainement « qu’il fallait que les accidents s’arrêtent ! ».

Bien sûr, cela n’eut aucun effet et les accidents continuèrent ici ou là sur les sites. Il ne s’agit pas de dire ça suffit pour que ça fonctionne.

Si ce Directeur avait dit : « nous visons le « zéro accident » qui correspond à un taux de fréquence de 5. Nous sommes à tel niveau aujourd’hui, donc pour y arriver en divisant notre taux par deux caque année, il faudra autant d’années. Chers Responsables HSE, je compte sur vos talents pour me proposer un programme HSE adapté à chaque site. Rendez-vous à notre prochaine réunion pour faire une revue. »

Quelle version préférez-vous ?

Remarquez comment la deuxième version mêle l’Habitude 1 et l’Habitude 2.

L’Habitude 2 fixe le cap, la vision. Et la demande d’un programme HSE, qui est l’équivalent d’une participation de musique à jouer, est l’application de l’Habitude 1 qui demande d’être proactif. De proposer quelque chose, d’essayer, plutôt que de subir et d’être réactif.

Comme je vous le disais, ce n’est le second scénario qui a été écrit. Et que croyez-vous qu’il est advenu ?

En fait au lieu de zéro accident, il a eu… zéro progrès.

On dit que celui qui n’avance pas, recule…

Avec le scénario 2, est-ce que ce groupe aurait atteint avec certitude son but. Peut-être ou peut-être pas. Mais dans tous les cas, des progrès aurait été fait.

Pour bien saisir cela, voici l’histoire d’un grand voyageur...

CHRISTOPHE COLOMB

Imaginez-vous matelot sur la Santa Maria.

Laissez-moi d’abord vous féliciter et vous admirer. Car en termes d’aventures et d’inconnus, que peut-il y avoir de plus fort ?

Partir pour une destination connue, les Indes, mais par un chemin inconnu. Et si la terre est plate, ne risquez-vous pas de tomber ?

Emportez-vous assez de nourriture ? Mangerez-vous 5 fruits et légumes pour éviter le scorbut ? Avez-vous prévu la trousse à pharmacie pour les petits et gros bobos ?

But
Image par skeeze de Pixabay

Donc Christophe Colomb avait un but : les Indes.

Il a été proactif en convaincant les souverains d’Espagne pour financer ce projet.

Et finalement il a… échoué !

Il n’a pas trouvé les Indes, mais les Amériques.

Ce n’est pas mal quand même, non ?

Comme disait Oscar Wilde : « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles. »

POULET SANS TETE

Qu’arrive-t-il si vous ne suivez pas les principes des habitudes 1 et 2.

Plutôt que de devenir marathonien, vous vous mettrez un jour à la course à pied pendant… quelques semaines. Et dès que les jours raccourciront et que le thermomètre baissera, vous regarderez la télévision en chaussons. Et vos baskets prendront la poussière du placard.

En tant que Responsable Sécurité, vous serez dépassé, courant de plan d’actions en plan d’action après chaque accident ou cri d’alarme des salariés. Et sans jamais finir complètement les actions. A la fin, vous serez écœuré de toute l’énergie dépensée et du peu de résultat obtenu.

En tant que Christophe Colomb loser, vous n’auriez pas marqué l’histoire car votre rêve des… Indes serait resté une idée au fond de votre tête. Tout par manque de courage et de volonté d’aller voir les grands de ce monde pour les convaincre.

Et admettons que vous ayez de l’argent pour naviguer mais pas de rêve en tête. Alors, vous auriez naviguer au gré des fortunes, sans but précis, épuisant vos ressources et vos hommes.

J’appelle cela courir comme un poulet sans tête. Le poulet ne voit pas où il court puisque sa tête est absente. Et il perd son sang à chaque pulsation du cœur. Plus il court, plus le débit sanguin augmente et soudainement… le poulet s’effondre ! Manque de jus !

Covey
Image par Franck Barske de Pixabay

Voulez-vous vivre cette expérience du poulet sans tête ?

C’est pourtant ce qui risque d’arriver si vous ne développez l’Habitude 2.

Dans la vie, vous risquez de courir après quelque chose, qui finalement n’en vaut pas la peine. Et lorsqu’on s’en compte, c’est trop tard.

Prenez le cas de l’ambitieux qui sacrifie tout pour progresser dans sa vie professionnelle.

Et un jour, le château de cartes tombe.

Victime du syndrome de Peter, il perd son emploi et avec, le salaire et les belles primes.

S’ensuit une remise en question totale qui le pousse vers un métier manuel. C’est beau, c’est noble mais ça paie beaucoup moins bien. Il faut vendre la Mercedes et la belle maison.

Il quitte les beaux quartiers et sa femme le quitte…

Qu’a loupé cet homme ?

Stephen Covey nous enseigne que cet homme a posé l’échelle de sa vie sur le mauvais mur. Il visait de mauvais objectifs qui ne correspondaient pas avec sa nature. A chaque fois qu’il montait un échelon, il se rapprochait du mensonge qui lui a éclaté à la figure.

COMMENT TROUVER SA VOIE

Alors comment trouver sa voie.

Stephen Covey propose un exercice d’introspection, d’analyse.

Il nous dit aussi qu’il nous faut prendre le temps pour réaliser ce travail et écrire son « énoncé de mission personnel ».

C’est « une sorte de philosophie, de credo personnel exprimant ce que vous voulez être (caractère) et faire (actions et projet à réaliser), les valeurs et les principes sur lesquels vous basez ce devenir et ces actions. »

Finalement réaliser cet exercice revient à répondre aux questions de la vie : qui suis-je, pourquoi suis-je là et où vais-je.

Une fois que cet énoncé est défini, Stephen Covey nous dit que nous possédons un axe, une sorte de tuteur auquel nous pouvons nous accrocher lorsque nous traversons des tempêtes.

Après la pluie, le beau temps et le fait d’être resté debout nous rend plus fort.

Stephen Covey nous conseille de faire appel à l’hémisphère droit de notre cerveau pour laisser parler notre créativité, plutôt que le gauche qui est cartésien, rationnel, logique.

 En bref, laissez parler votre intuition. Ne dit-on pas que la première est souvent la bonne ?

Pour en savoir plus, je vous recommande de lire et relire ce chapitre dans le livre LES 7 HABITUDES DE CEUX QUI REALISENT TOUT CE QU’ILS ENTREPRENNENT.

7 Habitudes

Juste ce dernier conseil qui tient en deux questions.

Pour écrire votre énoncé de mission personnel, répondez à :

- « Qu’est-ce qui compte réellement dans ma vie ? »

- « Pourquoi est-ce que je fais ce que je fais ? »

Et aussi ces questions que j’aime bien et qui s’appliquent au domaine professionnel : « Quelle contribution aimeriez-vous avoir apporté à votre domaine ? Qu’aimeriez-vous avoir accompli ? »

UN ENONCE PAR ROLE

Dans une journée, vous endossez successivement plusieurs rôles.

Le matin et le soir, vous êtes parent ou conjoint.

La journée, vous êtes au travail.

En fin de journée, vous avez un moment à vous pour votre passion sportive, culturelle ou spirituelle.

Vous avez compris qu’il n’est pas possible d’avoir un seul énoncé de mission commun à tous ces rôles.

Il faut donc avoir un énoncé par rôle et faire l’exercice en chaussant différentes lunettes (je vous invite à relire l’article sur l’Habitude 1 pour voir de quoi je parle : Habitude 1 être proactif ).

Bien entendu, ces énoncés seront bâtis sur des valeurs communes.

Si le respect de l’autre est primordial pour vous, que ce soit votre conjoint, votre collègue ou votre ami, alors ce sera pareil.

Voici les énoncés qui pourraient en découler :

Rôle de Mari : je respecte mon épouse en lui étant fidèle et en la traitant d’égal à égal.

Rôle de Père : je respecte mes enfants en les laissant choisir leur voie.

bonheur famille
Image par StockSnap de Pixabay

Rôle au travail : je respecte chaque personne quel que soit son niveau hiérarchique.

Rôle d’ami : je respecte l’avis de mes amis même si je ne suis pas d’accord.

Prochain : je respecte mon prochain en n’émettant aucun jugement rapide.

Maintenant, je vous laisse car il faut que j’aille bâtir mes énoncés de mission personnel…

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